°°°°°Et paff, nous voilà rendus à la Sucrière, presque tout au bout de la presqu'île de Lyon. ( un endroit qui n'est pas tout à fait. ) L'immense batiment recouvert de grandes fleurs roses pour l'occasion me rapelle un peu la décoration des bus avignonnais pendant l'année ou Avignon a été capitale européenne de la beauté. Ou de la culture, je ne sais plus.
°°°°°On respire bien sur ces quais, on se croirait presque sorti de la ville quand on y passe. Une mouette, un bateau baptisé "Bidule", quelques pêcheurs, un chien qui patauge et des canards. Ca me fait penser à un poème sur les rives du Rhin, mais je ne me souviens plus du titre. Je vais chercher...
Non, je n'arrive pas à le retrouver, c'est de Nerval, mais sans le titre on n'arrive à rien.
°°°°°Enfin ces rives avaient un charmant parfum de désuétude. Les grues rouillées et les entrepôts paraissaient faire partie intégrante du paysage aussi bien que les touffes d'herbe folle, des péniches à quai, on s'attendait à voir un Cidrolin débarquer à tout moment, et l'odeur de l'air était celle de la terre moussue. Pas de mousse en vue pourtant, mais le fleuve sentait la rivière.



