Chambre noire

Parfois je prend des photos, puis je range mon appareil en les oubliant sur leur petit coin de carte mémoire.

D'autres fois je prend mon appareil photo pour le vider sur mon ordinateur, et je tombe sur des photos que j'ai prises je ne sais plus quand. Et des fois je trouve qu'elles sont chouettes, alors je les publie sur mon blog.
Chambre noire

# Posté le samedi 12 novembre 2005 07:12

Modifié le samedi 12 novembre 2005 07:24

fin d'après midi

fin d'après midi
Je ne finirai jamais ce p*** de bouquin. Après tout, je m'en fous de la décolonisation moi ! Mais pourquoi faut il apprendre des tonnes de dates !? En plus c'est chiant à mourir.
D'
ailleurs, je retire ce que j'ai dit tout à l'heure Astrid, ne lis pas " Décolonisations et émergence des pays du tiers monde."
Je
vais me dépêcher de le rendre à la médiathèque avant de le perdre lui aussi, ça commencerait à faire cher.

Et
qu'est-ce qu'on fait quand on a pas envie de travailler ??

De
l'ECJS ! -BUNK !-

N
on, des crêpes.

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Post-scriptum : Les crêpes étaient dégueulasses, je sais pas comment j'ai fait pour les rater, et en plus Requiem for a Dream c'est déprimant. Qui m'avait dit de le voir ? Une bonne centaine de personnes au bas mot. Bin les voilà satisfaites et me voilà déprimé.

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Après le post-scriptum :Avec tout ça je n'ai pas dit tout le bien que je pensais de la Périchole. C'est une femme, la périchole. Et elle chante admirablement bien, de même que Piquillo. Le vice roi avait une extinction de voix ou presque donc on ne l'entendait pas beaucoup, mais j'ai été soufflé quand je me suis rendu compte qu'ils n'avaient pas de micro.

Qu'est-ce que je raconte ?

Ma soirée d'hier ! ( m'énerve ça ! ) A l'Opéra Théâtre d'Avignon et des Pays de Vaucluse. Je ne dirai jamais assez combien mon lycée est formidable. Vous avez souvent eu l'occasion d'aller gratuitement à l'opéra voir des choses aussi splendides vous ? Ok, je suis la seule personne ici à y avoir assisté, ( regard en coin... non je ne reconnais pas ces suspects. Le numéro quatre, peut être, mais encore, il ne laisse jamais de commentaires. ) mais croyez moi sur parole c'était formidable.

Peut être aussi que j'ai été particulièrement bon public, ça s'explique : Je n'étais jamais venu dans un vrai théâtre, enfin un beau depuis ... la première et unique fois où j'étais rentré au théâtre d'Avignon, et ça remonte à très loin au regard du peu d'années que compte mon existence. Alors quand on a pris pour habitude d'aller voir de petits spectacles ( très bien, certes ) dans des greniers, des bars, ou des cloîtres, au festival d'Avignon; le fait de s'asseoir dans une salle avec des fauteuils comme au cinéma ( comprendre par là qu'ils étaient rouges ) une scène d'un dizaine de mètres de haut ( j'exagère à peine ) et des balcons ( trois ) décorés avec des petits angelots en pierre, de la feutrine rouge et des lampes à feuilles de fer forgé, d'assister à un spectacle dans un endroit pareil ne peut que donner des a-priori positifs quant au contenu de la représentation. Mais même en prenant un oeil aussi critique que possible, tout était superbe.

Premièrement c'était drôle.

Les décors étaient grandioses.

Les costumes valaient bien les décors.

Et enfin, quand on chante sa vie, n'importe quoi acquiers alors un charme infiniment plus grand que lorsqu'on baragouine d'une voix monocorde.

Ah si on disait bonjour ! d'une voix de ténor avec un orchestre derrière lorsqu'on croise une personne qui promène son chien à la lumière d'un lampadaire, et si on recevait en retour des salutations cristallines chantées sur fond de flûte ou de piano, eh bien je suis persuadé que le monde irait mieux.
Ou si même dans ses conditions tout s'obstinait quand même à aller mal, on aurait au moins plus de gaieté pour affronter l'adversité.

J'aurais bien dit que en définitive, tout ça se passe de commentaire, mais je me serais fait taper dessus. Donc voici mes commentaires, même si ils ont bien du mal à donner une idée de ce qu'étaient ces trois heures terminées trop vite.

Aussi vite que "l'oeuvre de Dieu, la part du diable". Il y a des livres que l'on voudrait ne jamais terminer pour ne pas couper le cordon ombilical, mais parfois la boulimie l'emporte et voilà qu'on lit le dernier mot en se demandant comment on a pu en arriver là. Après on pleure. Et on va se faire des crêpes. ( après ça vous pouvez relire depuis le début et vous rendre compte que finalement ma vie forme un cycle très simple )



-La salle d'Avignon est bien plus petite que celle sur la photo, mais c'est juste pour les couleurs-

# Posté le vendredi 11 novembre 2005 10:12

Modifié le samedi 26 mai 2007 16:26

kowa kowa ? Des articles ?

kowa kowa ? Des articles ?
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Marrant ce qu'on peut faire avec les toutes nouvelles options du traitement de texte Skyblog(tm) ( ou peut être (r) ou même (c) , d'ailleurs, quelle est la différence ? ). En trois clics et quelques traits, quatre parenthèses et un point on obtient ..._-()()-_ TADAAAAM ! De superbes dessins et autres soulignements en dégradés.

Je disais donc :
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Et m'apprêtais à enchaîner avec :

°°°°°Est-ce parce qu'on lit un livre qui porte le mot "Dieu" sur sa couverture qu'on est un déchet de la société ? Ou les personnes qui prennent le train à la gare de l'Isle sur Sorgue les jours de pluie ont encore plus de préjugés que la moyenne d'entre nous ?

La prochaine fois c'est la bible que j'amènerai , on verra bien. Mieux, le Coran.

Non mais.

°°°°°Enfin les remarques bêtes donnent quand même du grain à moudre ( D'ailleurs, lisez donc Monsieur Mardi-Gras Descendres, c'est les aventures du bout de squelette pensif en haut à gauche, celui qui a justement un moulin a café au sommet du crâne, c'est rudement sympa... enfin, un peu gris, mais sympa. Vous saurez à l'occasion comment ledit moulin est arrivé a cet endroit. Et pour attribuer à Rémi ce qui revient à Rémi, c'est lui qui me l'a fait découvrir. Il commence d'ailleurs à y avoir un certain nombre de références BéDéstiques, -ici-. ( faute d'articles avec du texte, hein ? Humph, il se cache derrière ses cheveux, et il fait bien ) on s'achemine tout doucement vers la fin de cette parenthèse à tiroirs. )
°°°°°Du grain à moudre, disais-je, parce qu'en grommelant après le bonhomme classificateur du ter, je me suis rendu compte que si je voyais une personne en train de lire une bible dans un train je la rangerais aussitôt dans la catégorie "croyante" ( si ce n'est "catholique" par un raccourci réducteur )


°°°°°CECI DOIT FINIR ! C'est décidé, tous les barbus ne seront plus des Imams, ni les femmes aux cheveux couverts ( a fortiori les jours de vent ) des nones ou des afganes, ni les personnes aux cheveux longs des gens biens. ( sauf exceptions )

°°°°°Enfin, au moins jusqu'à ce que j'en aie marre de réfléchir à ne pas avoir de préjugés. Parce qu'après tout, la remarque du train ne m'a pas déstabilisé plus profondément qu'elle ne le méritait. Et tout ce qu'elle méritait apparemment, c'est ce petit machin d'article.

# Posté le vendredi 04 novembre 2005 14:09

Modifié le samedi 26 mai 2007 06:50

TITRE

TITRE
« Je crois qu'il y a des gosses qui sont en danger psychologique tellement ils sont élevés par des imbéciles.
L
es jeunes veulent des réponses sures, dès qu'il y a un imbécile avec une barbe qui leur donne des réponses sures, que ce soit le re Noël ou un Imam, ils vont le suivre. »

J
oann Sfar.


( Je suis désolé pour le H, voici mon erreur réparée. Mais je tiens à souligner que le Johan de "Johan et Pirlouit" prend un H , lui. Voir plus haut. )

# Posté le mercredi 02 novembre 2005 13:22

Modifié le samedi 26 mai 2007 06:51

Brouillard

Brouillard
°°°°°Rien d'aussi grandiose qu'un tableau du Louvre ne nous attendait dans les bâtiments fraîchement repeints de la Sucrière, mais l'expérience valait le coup d'oeil.

°°°°°Vous vous êtes forcément imaginés une fois dans votre vie au moins en train de marcher dans les nuages.
°°°°°Eh bien après avoir pu admirer les souvenirs d'enfance d'un lituanien devenu artiste sur une dizaine de vastes écrans plats dans la première salle de l'exposition et passé late dans un kaléidoscope géant dans la seconde, les nuages nous attendaient. Un peu moins poétiques peut être et plus angoissants car les nuées dans lesquelles je me suis imagi marcher n'étaient qu'une salle emplie d'une brume verte si épaisse qu'elle nous faisait perdre toute notion d'espace.
°°°°°La biennale a pour thème " le temps qui passe " ou " l'écoulement du temps ", et quelques minutes dans ce monde uni-dimentionel suffisent pour comprendre que lorsqu'on ne peut pas voir le bout de ses doigts, l'univers devient non seulement plus angoissant, mais aussi que le temps est alors comme distordu. J'avais l'impression dtre resdans cet endroit pendant un quart d'heure lorsque j'ai pasla porte de sortie et retroule confort de la vision, alors qu'il n'en était rien.

°°°°°De même que celle d'une pièce emplie de deux mètres cinquante de ballons rose guimauve. Même si je n'y ai pas vu de rapport avec le temps.

°°°°°Une autre oeuvre, plus dérangeante: Une cage remplie de pigeons dans laquelle des mannequins d'enfants sont disposés dans des postures de la vie courante, poursuivant un ballon ou jouant à la marelle. La scène aurait pu être seulement marrante si les mannequins n'avaient été constitués de graines de céréales. Les volatiles, énormes d'avoir picoré tous ces corps, avaient perdu tout instinct combatif et se reposaient pour la plupart, la tête dans les plumes, roulés en boule sur une casquette d'enfant, ou dans le giron de genoux en tailleurs.
°°°°°L'imagination se charge de transformer ces poupées en cadavres et les pigeons en charognards, et nous voilà transposés devant une scène d'horreur. Les gens ne parlaient pas beaucoup dans cette salle, je n'y suis pas reslongtemps, les pigeons me faisaient de la peine tant ils étaient gros. En revanche, le rapport avec le temps était plutôt éloquent.

# Posté le vendredi 28 octobre 2005 17:17