Plusieurs choses :
1 - Mon blog a 2 ans, mais ça ne veut rien dire, ce n'est ni une preuve de qualité ni un record de longévité.
2 - J'ai lu il y a un instant cet article, posté sur un autre blog. C'est encore de la mise en abîme puisqu'on y parle des blogs et des travers des bloggeurs. Cet emprunt fait à la fois office de critique et d'autocritique, parce que je me sens relativement concerné par le nombrilocentrisme qu'on y dénonce, à peu près 50% de mes articles parlent de moi ou de mes amis, ce qui pour le commun des mortels n'a pas grand intérêt et ne fait pas franchement avancer le niveau d'intelligence et de connaissance de l'humanité.
Bien, mais après ? Je crois qu'on a tord de regrouper sous la même appellation l'ensemble des sites animés par un anonyme qui poste des articles et attend des réactions.
Si l'on construit un blog comme je le fais, centré autour du plaisir qu'on prend à le mettre à jour et à le montrer, on crée une sorte d'album photo.
Je cite : " Il faut a-b-s-o-l-u-m-e-n-t que je te montre l'album de mon pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle !"
On ne s'attache pas du tout aux mêmes choses que si on cherche à apporter du contenu. Parfois je me laisse entraîner vers la seconde option et j'essaye de dire des choses vraiment intéressantes mais jamais sérieusement. De toute façon ces derniers mois la plupart de mes articles sont des réflexions à propos du blog lui même, c'est dire si la question m'ennuie. Si je continue ça va devenir comme une histoire vide où l'on se murmure sans arrêt des "je t'aime" pour ne pas s'avouer qu'on n'a rien d'autre à se dire. C'est d'ailleurs pour ça que j'envisageais d'arrêter le massacre bientôt.
Par ailleurs je me rend compte que quoi que j'y fasse, la différence entre mon blog et ceux que je déteste, ces stéréotypes écrits en morse bourrés de photos posées ou retouchées à grand coups de rose et de bleu ne tient qu'à la forme car le fond est le même : l'album photo. Il n'y a réellement que deux grands types de blogs qui n'ont en commun que le nom et la structure : les journaux personnels, tenus par des apprentis journalistes parfois très bons, et les albums photos tenus par des scratch bookers parfois très bons aussi. Les publics visés ne sont pas du tout les mêmes non plus.
C'est pour ça qu'on peut difficilement reprocher leur nombrilisme à des bloggeurs qui n'écrivent que pour leurs amis. Lesquels amis viennent sur ces espaces personnels pour prendre des nouvelles de la personne en question, tout en sachant très bien qu'ils pénètrent en quelque sorte dans sa mémoire, ils s'attendent à ce que ça soit autocentré. On a rarement vu un commentaire venant d'un visiteur assidu reprocher au tenant du site son nombrilisme.
Considérer les blogs comme un média est une erreur, sur les 6 millions de blogs français qui doivent exister peut être qu'un centième seulement déclarerait appartenir à un nouveau type de média, je doute que les autres se fassent beaucoup d'illusions sur l'universalité du sujet qu'ils traitent, leur vie n'intéresse que leur entourage et ils le savent.
Certains considèrent aussi la chose comme une carte de visite, ils balancent l'adresse de leur blog partout où ils souhaitent être reconnus, comme une invitation à découvrir leur vraie personnalité, et à devenir leur ami(e). Mais c'est toujours pareil, à moindre échelle les possesseurs de blogs le font tous, c'est en effet un bon moyen pour commencer à connaître quelqu'un, mais si on n'y réfléchit pas assez on a tôt fait de se diluer dans les relations sociales faciles, rapides et peu encombrantes, les amis jetables c'est une invention dont la co-paternité revient à la messagerie instantanée et aux blogs-albums.
C'est là que la légitimité du blog-album devient discutable, lorsqu'il vient se substituer aux autres moyens de communication, la lettre n'est peut être pas le meilleur, mais elle a l'avantage d'offrir un support palpable et tangible, ainsi que la preuve d'un investissement. Le fait d'écrire, de timbrer, d'adresser et de poster une lettre peut paraître ennuyeux, mais prendre ce temps pour accorder à l'autre le plaisir de recevoir du vrai courrier, c'est déjà sortir une amitié du virtuel.
Un blog permet aussi de prendre des nouvelles silencieusement, plus besoin d'appeler une personne, de la voir ou de lui parler, si on veut savoir ce que devient un vieil ami on consulte son blog un petit quart d'heure, un commentaire et hop ! on peut aller faire autre chose, on a entretenu notre toile sociale, nourri notre tamagochi en quelque sorte.
Bref, si l'année prochaine vous voulez de mes nouvelles écrivez moi, ou autre chose, mais ne comptez pas sur ce blog, sinon c'est pas bien grave, ça montre juste que ça n'était pas si important, quand ça l'est on trouve le temps.
D'ailleurs à propos du blog je me demandais encore si j'allais continuer à la rentrée, mais voilà, j'ai décidé : non.
Evidemment je laisse tout en l'état puis je repasserai de temps en temps.
3 – L'article en question
August 17, 2006
The phenomenon of blogging has astounding ramifications for a society weaned on traditional media sources – and it's also a creative outlet that anyone can join in with.
This article appears in the October 06 issue of PC Advisor, which is available now in all good newsagents.
Bloggers are the internet's digital story tellers and, uniquely, are now finding themselves capable of rewriting the rulebook when it comes to news communication. For those not in the know, bloggers are everyday folk who use online services to paint an on-going picture of their lives. Blogs take the form of diaried entries, include videos and photos, invite feedback and conversation, and some even have virtual 'tip jars' for chucking in some PayPal pennies if they sufficiently amuse you. They are, in effect, you and me with something to say.
Blogging can go further than that, though. Research released in July from the Pew Internet and American Life study shows that nearly 12 million adult Americans blog, out of a total online audience of 147 million. That's one in 10 people online who blog.
Admittedly, blogs can be interesting. I read blog reports from people caught up in the terror of the 7/7 attacks last year in London, who managed to mix British gallows humour with real seat-of-the-pants reporting. They were where TV cameras and newspaper journalists couldn't get to, and as such provided more rounded coverage of an event than traditional news channels alone.
But those, I think, are the exceptions. Not wanting to risk unleashing a digital posse on me, but most blogs are pure noise. If you blog, you'll have to forgive me, but they can be the equivalent of the kind of white static hiss that your TV makes you reach for the off button. According to Pew's research, most bloggers (84 per cent) do it as a hobby, and 74 per cent do it based on a personal experience. In short, navel gazing.
A lot of the respondents don't post for anyone but themselves as a form of online diary (I prefer to use something called a 'memory'), and most post only every few weeks – so if you are waiting for an update on which shoes Sarah will be wearing, and why, you might be in for a wait.
Look beyond your personal bubble
Okay, it's easy to be skeptical of bloggers because so many aspire to the title of 'citizen journalist', yet fall short of what reporting means. Sure, your life is interesting. To you, perhaps, but unless you get caught up in the extraordinary, then it's really much like many other people's lives.
Surely an odd stance for an editor who spends his professional life writing about and experiencing the latest in digital trends? True, but bloggers will need to evolve from preening themselves in the mirror if they really are to become a force that rivals newspapers and TV.
News is what a CNN helicopter sees when flying over a shattered landscape – not the fact that someone on the ground got mud on their shoes. Bloggers have the numbers – a vast army of opinion formers. If they can now look beyond their personal bubbles, they might just change the world. Now, that really would be news.
Posted by: Matthew Bath
1 - Mon blog a 2 ans, mais ça ne veut rien dire, ce n'est ni une preuve de qualité ni un record de longévité.
2 - J'ai lu il y a un instant cet article, posté sur un autre blog. C'est encore de la mise en abîme puisqu'on y parle des blogs et des travers des bloggeurs. Cet emprunt fait à la fois office de critique et d'autocritique, parce que je me sens relativement concerné par le nombrilocentrisme qu'on y dénonce, à peu près 50% de mes articles parlent de moi ou de mes amis, ce qui pour le commun des mortels n'a pas grand intérêt et ne fait pas franchement avancer le niveau d'intelligence et de connaissance de l'humanité.
Bien, mais après ? Je crois qu'on a tord de regrouper sous la même appellation l'ensemble des sites animés par un anonyme qui poste des articles et attend des réactions.
Si l'on construit un blog comme je le fais, centré autour du plaisir qu'on prend à le mettre à jour et à le montrer, on crée une sorte d'album photo.
Je cite : " Il faut a-b-s-o-l-u-m-e-n-t que je te montre l'album de mon pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle !"
On ne s'attache pas du tout aux mêmes choses que si on cherche à apporter du contenu. Parfois je me laisse entraîner vers la seconde option et j'essaye de dire des choses vraiment intéressantes mais jamais sérieusement. De toute façon ces derniers mois la plupart de mes articles sont des réflexions à propos du blog lui même, c'est dire si la question m'ennuie. Si je continue ça va devenir comme une histoire vide où l'on se murmure sans arrêt des "je t'aime" pour ne pas s'avouer qu'on n'a rien d'autre à se dire. C'est d'ailleurs pour ça que j'envisageais d'arrêter le massacre bientôt.
Par ailleurs je me rend compte que quoi que j'y fasse, la différence entre mon blog et ceux que je déteste, ces stéréotypes écrits en morse bourrés de photos posées ou retouchées à grand coups de rose et de bleu ne tient qu'à la forme car le fond est le même : l'album photo. Il n'y a réellement que deux grands types de blogs qui n'ont en commun que le nom et la structure : les journaux personnels, tenus par des apprentis journalistes parfois très bons, et les albums photos tenus par des scratch bookers parfois très bons aussi. Les publics visés ne sont pas du tout les mêmes non plus.
C'est pour ça qu'on peut difficilement reprocher leur nombrilisme à des bloggeurs qui n'écrivent que pour leurs amis. Lesquels amis viennent sur ces espaces personnels pour prendre des nouvelles de la personne en question, tout en sachant très bien qu'ils pénètrent en quelque sorte dans sa mémoire, ils s'attendent à ce que ça soit autocentré. On a rarement vu un commentaire venant d'un visiteur assidu reprocher au tenant du site son nombrilisme.
Considérer les blogs comme un média est une erreur, sur les 6 millions de blogs français qui doivent exister peut être qu'un centième seulement déclarerait appartenir à un nouveau type de média, je doute que les autres se fassent beaucoup d'illusions sur l'universalité du sujet qu'ils traitent, leur vie n'intéresse que leur entourage et ils le savent.
Certains considèrent aussi la chose comme une carte de visite, ils balancent l'adresse de leur blog partout où ils souhaitent être reconnus, comme une invitation à découvrir leur vraie personnalité, et à devenir leur ami(e). Mais c'est toujours pareil, à moindre échelle les possesseurs de blogs le font tous, c'est en effet un bon moyen pour commencer à connaître quelqu'un, mais si on n'y réfléchit pas assez on a tôt fait de se diluer dans les relations sociales faciles, rapides et peu encombrantes, les amis jetables c'est une invention dont la co-paternité revient à la messagerie instantanée et aux blogs-albums.
C'est là que la légitimité du blog-album devient discutable, lorsqu'il vient se substituer aux autres moyens de communication, la lettre n'est peut être pas le meilleur, mais elle a l'avantage d'offrir un support palpable et tangible, ainsi que la preuve d'un investissement. Le fait d'écrire, de timbrer, d'adresser et de poster une lettre peut paraître ennuyeux, mais prendre ce temps pour accorder à l'autre le plaisir de recevoir du vrai courrier, c'est déjà sortir une amitié du virtuel.
Un blog permet aussi de prendre des nouvelles silencieusement, plus besoin d'appeler une personne, de la voir ou de lui parler, si on veut savoir ce que devient un vieil ami on consulte son blog un petit quart d'heure, un commentaire et hop ! on peut aller faire autre chose, on a entretenu notre toile sociale, nourri notre tamagochi en quelque sorte.
Bref, si l'année prochaine vous voulez de mes nouvelles écrivez moi, ou autre chose, mais ne comptez pas sur ce blog, sinon c'est pas bien grave, ça montre juste que ça n'était pas si important, quand ça l'est on trouve le temps.
D'ailleurs à propos du blog je me demandais encore si j'allais continuer à la rentrée, mais voilà, j'ai décidé : non.
Evidemment je laisse tout en l'état puis je repasserai de temps en temps.
3 – L'article en question
I blog, therefore I am
August 17, 2006
The phenomenon of blogging has astounding ramifications for a society weaned on traditional media sources – and it's also a creative outlet that anyone can join in with.
This article appears in the October 06 issue of PC Advisor, which is available now in all good newsagents.
Bloggers are the internet's digital story tellers and, uniquely, are now finding themselves capable of rewriting the rulebook when it comes to news communication. For those not in the know, bloggers are everyday folk who use online services to paint an on-going picture of their lives. Blogs take the form of diaried entries, include videos and photos, invite feedback and conversation, and some even have virtual 'tip jars' for chucking in some PayPal pennies if they sufficiently amuse you. They are, in effect, you and me with something to say.
Blogging can go further than that, though. Research released in July from the Pew Internet and American Life study shows that nearly 12 million adult Americans blog, out of a total online audience of 147 million. That's one in 10 people online who blog.
Admittedly, blogs can be interesting. I read blog reports from people caught up in the terror of the 7/7 attacks last year in London, who managed to mix British gallows humour with real seat-of-the-pants reporting. They were where TV cameras and newspaper journalists couldn't get to, and as such provided more rounded coverage of an event than traditional news channels alone.
But those, I think, are the exceptions. Not wanting to risk unleashing a digital posse on me, but most blogs are pure noise. If you blog, you'll have to forgive me, but they can be the equivalent of the kind of white static hiss that your TV makes you reach for the off button. According to Pew's research, most bloggers (84 per cent) do it as a hobby, and 74 per cent do it based on a personal experience. In short, navel gazing.
A lot of the respondents don't post for anyone but themselves as a form of online diary (I prefer to use something called a 'memory'), and most post only every few weeks – so if you are waiting for an update on which shoes Sarah will be wearing, and why, you might be in for a wait.
Look beyond your personal bubble
Okay, it's easy to be skeptical of bloggers because so many aspire to the title of 'citizen journalist', yet fall short of what reporting means. Sure, your life is interesting. To you, perhaps, but unless you get caught up in the extraordinary, then it's really much like many other people's lives.
Surely an odd stance for an editor who spends his professional life writing about and experiencing the latest in digital trends? True, but bloggers will need to evolve from preening themselves in the mirror if they really are to become a force that rivals newspapers and TV.
News is what a CNN helicopter sees when flying over a shattered landscape – not the fact that someone on the ground got mud on their shoes. Bloggers have the numbers – a vast army of opinion formers. If they can now look beyond their personal bubbles, they might just change the world. Now, that really would be news.
Posted by: Matthew Bath